vendredi 28 décembre 2007

Un quarteron d'héritiers incompétents

Dans l'indifférence générale, le Coprince d'Andorre, en visite d'état à Disneyland, a décidé de dissoudre la République. La devise de la Nation devient: "descends, si t'es un homme" et l'agitation médiatique est le but ultime de l'activité politique. Si cette décision est la suite logique du refus ostentatoire d'occuper le poste par le candidat élu à la Présidence en mai, elle n'en soulève pas moins un certain nombre de questions.
La première est d'ordre institutionnel. Cette dissolution a-t-elle été prévue par les Pères de la Constitution ? La réponse est indéniablement: oui. En effet, lorsqu'on charge la seule personne du Président de la République du soin de veiller au respect de la Constitution, on n'est pas à l'abri d'un fanfaron qui décide de se passer, tout simplement, de constitution. En soi, la situation actuelle est en continuité avec certaines habitudes prises lors des mandats précédents. Mais, à présent, c'est l'ensemble des institutions qui est visé et il semble que la continuité de la République ne repose plus que sur le bon vouloir de l'administration.
Mais alors, comment qualifier le régime actuel ? "Ce pouvoir a une apparence: un quarteron d'héritiers incompétents. Il a une réalité: des groupes de Presse, partisans, ambitieux et fanatiques", n'auraient pas manqué de commenter les Pères de la Constitution devant tant de clientélisme. Oui, mais voilà, ils auraient été tout simplement censurés. Ou bien plus prosaïquement, confrontés à l'indifférence générale.

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